« Qu’est-il advenu de toutes ces fois où nous nous sommes touchés ? Où sont-elles passées ? » Costanza raconte son histoire d’amour terminée dans un dialogue intime avec elle-même. Ses souvenirs émergent par fragments, reconstituant la période insouciante des débuts amoureux, lorsque Costanza et Tiziano se rencontrent à l’université et découvrent l’attirance irrésistible qui les lie. Ils se retrouvent bientôt pris dans une relation placée sous le signe du plaisir, faite de nuits festives, de sexe complice et brutal, de voyages exaltants et de confidences intimes. Peu à peu, la jalousie, les incompréhensions et les silences de plus en plus fréquents s’immiscent dans leur quotidien insouciant. Les moments de joie alternent alors avec des épisodes plus angoissants, troublants précisément par leur banalité. La spensieratezza est une exploration délicate des fragilités humaines, où l’amour devient un prétexte pour observer ce sentiment diffus et insaisissable d’inadéquation et de désarroi qui nous habite.